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Femmes Pieuses

Mardi 22 février 2005
 

Umm As-Sa`d

L’instructrice des dix lectionnaires

 

Lorsqu’elle eut achevé la mémorisation du Noble Coran à l’âge de quinze ans, Umm As-Sa`d se rendit auprès de la Sheikhah Nafîsah Bint Abî Al-`Ulâ [1] - la Maîtresse de son temps, lui demandant de lui enseigner les dix lectionnaires (qirâ’ât) du Coran. Cette dernière lui posa une condition étrange, à savoir de ne jamais se marier. Elle refusait en effet d’enseigner aux filles, car une fois mariées, elles devenaient très occupées et négligeaient le Noble Coran.

Le plus étonnant est que Umm As-Sa`d accepta la condition de sa Sheikhah, connue pourtant pour sa sévérité envers les femmes, voyant en elles des personnes inaptes à porter le fardeau de cette noble mission. Ce qui encouragea Umm As-Sa`d à accepter était que Nafîsah elle-même ne s’était pas mariée, malgré les nombreux prétendants prestigieux ayant demandé sa main, et resta vierge jusqu’à son décès, les quatre-vingts ans passés, après une vie entièrement consacrée au Noble Coran !

Le dévouement a ses hommes... et ses femmes également !

Umm As-Sa`d dit avec satisfaction : « Parmi les bienfaits de mon Seigneur est que tout individu habilité , à Alexandrie, à la récitation du Noble Coran, dans quelque lectionnaire que ce soit, a obtenu son habilitation (ijâzah) de ma part, que ce soit directement ou indirectement, par l’intermédiaire d’une personne que j’ai moi-même habilitée. » [2] Elle confirme sa fierté d’être la seule femme - à sa connaissance - pour qui les récitateurs et les mémorisateurs se déplacent en vue d’être habilités par elle dans le domaine des dix lectionnaires. Elle est heureuse que les centaines d’habilitations qu’elle a délivrées aient une chaîne de transmission débutant par son prénom, suivi de celui de son instructrice Nafîsah, se prolongeant via des centaines de mémorisateurs, y compris les dix lecteurs qui ont donné les dix lectionnaires (`Âsim, Nâfi`, Abû `Amr, Hamzah, Ibn Kathîr, Al-Kisâ’î, Ibn `Âmir, Abû Ja`far, Ya`qûb et Khalaf), et remontant jusqu’au Messager élu, Muhammad - paix et bénédictions sur lui.

Sa vue s’est éteinte mais son cœur s’est illuminé

Umm As-Sa`d Muhammad `Alî Najm de son nom, aveugle de son état, âgée de soixante dix-sept ans, est la femme la plus renommée dans le monde des lectionnaires coraniques. Elle est la seule à s’être spécialisée dans les dix lectionnaires. Sur les cinquante dernières années, elle a délivrée, et délivre toujours, des habilitations dans les dix lectionnaires (al-qirâ’ât al-`ashr).

Arrivé dans le quartier d’Ash-Shamarlî, à Baharî, l’une des régions les plus prestigieuses d’Alexandrie, nous demandâmes où habitait la Sheikhah. Tout le monde se bouscula pour nous indiquer sa modeste demeure. Sa présence faisait pour eux office de bénédiction et ils disaient d’elle qu’elle portait bien son nom [3]. Chez elle, nous vîmes des mémorisateurs du Coran de tous âges, des hommes et des femmes, entrer et sortir par petits groupes. La diversité de leurs milieux sociaux se voyait sur leurs vêtements. Les cours des femmes et des filles se déroulaient de huit heures du matin jusqu’à quatorze heures de l’après-midi, puis se tenaient les cours des hommes jusqu’à vingt heures, le tout sans interruption, sauf pour accomplir les cinq prières et prendre un repas rapide, pour permettre à la Sheikhah de poursuivre ses enseignements.

Les superstitions populaires et le défi de la cécité

Umm As-Sa`d est issue d’une famille pauvre du village d’Al-Bandariyyah dans la banlieue de la ville d’Al-Munûfiyyah, au nord du Caire. Une maladie avait atteint ses yeux alors qu’elle était âgée d’à peine d’un an. Ses parents n’avaient ni les moyens, ni vraisemblablement l’instruction suffisante, pour la faire soigner par les médecins. Ils eurent plutôt recours au kohol et à diverses huiles et recettes populaires qui aboutirent à sa cécité, comme bon nombre d’enfants de l’époque.

Il était alors de coutume dans les milieux ruraux de mettre les enfants aveugles au service du Noble Coran. C’est ainsi qu’elle acheva la mémorisation du Noble Coran à l’école de Hasan Subh à Alexandrie, à l’âge de quinze ans. Âgée de vingt-trois ans, Umm As-Sa`d remplit sa noble mission et fut habilitée dans les dix lectionnaires par Sheikhah Nafîsah.

Sheikhah Umm As-Sa`d raconte qu’à l’époque où elle avait mémorisé le Coran dans les dix lectionnaires, le nombre de mémorisateurs était réduit et il n’y avait ni radio ni télévision. On faisait alors appel à elle, comme à sa Sheikhah, pour réciter le Coran à certaines occasions et lors des fêtes religieuses. À l’époque, il était admis qu’une femme psalmodie le Coran en présence d’hommes, ces derniers n’hésitant pas à flatter sa récitation et la qualité de sa psalmodie. Mais elle précise que cette coutume a disparu de nos jours, avec l’augmentation du nombre de récitateurs et l’omniprésence de la radio, de la télévision et des enregistrements dans les foyers. Tout ce qu’une mémorisatrice peut désormais faire est de réciter dans une manifestation privée pour femmes, chose rare au demeurant... Elle pense que la raison pour laquelle on ne fait plus appel à des mémorisatrices pour réciter le Coran est la propagation, ces dernières décennies, de l’idée que la voix de la femme est une `awrah. [4] Mais cela ne lui pose pas de problème dans la mesure où les hommes mémorisateurs sont devenus nombreux et les médias contribuent à la diffusion de leur récitation.

Son programme quotidien : du Coran, rien que du Coran

Toutes sortes d’aspirants se rendent auprès d’elle pour mémoriser le Coran ou obtenir son habilitation dans le domaine des lectionnaires, des gens de toutes les tranches d’âge, de toutes les catégories professionnelles, de divers milieux sociaux et scientifiques (des adultes et des enfants, des hommes et des femmes, des ingénieurs, des médecins, des instituteurs, des professeurs des universités, des lycéens et des étudiants universitaires etc.). Elle consacre à chacun une audition quotidienne ne dépassant pas une heure, durant laquelle elle écoute sa récitation et apporte les corrections nécessaires, passage après passage, jusqu’à ce que le disciple fasse une revue complète du Coran dans l’un des lectionnaires. Chaque fois qu’un disciple achève l’apprentissage d’un lectionnaire, elle lui fournit une habilitation écrite, portant son cachet personnel, et attestant que cet étudiant est un « serviteur du Coran » ayant récité tout le Coran avec exactitude et précision selon le lectionnaire auquel elle l’habilite...

Elle dit : « Soixante ans de mémorisation, de psalmodie et de révision du Coran font que je n’en oublie absolument rien... Je me souviens de chaque verset, la sourate et le chapitre où il figure, ses similitudes avec d’autres versets et la manière de le réciter dans tous les lectionnaires. J’ai l’impression de connaître le Coran comme mon nom et je n’imagine pas que je puisse en oublier une lettre ou me tromper. Je ne connais rien d’autre en dehors du Coran et des lectionnaires. Je n’ai étudié aucune science, ni suivi aucun enseignement, ni mémorisé quoi que ce soit hormis le Coran et les sciences des lectionnaires et du tajwîd. Je ne connais rien en dehors de cela. »

La fidélité des disciples

Interrogée sur ses disciples et les liens qu’elle entretient avec eux, elle dit : « Je me souviens de chacun d’eux. J’ai habilité certains à la récitation d’un seul lectionnaire. D’autres - peu nombreux - ont reçu des habilitations dans les dix lectionnaires, estampillées de mon cachet spécial dont je ne me sépare jamais et que je ne confie à personne, même pas aux gens de confiance. »

Elle ajoute : « Certains d’entre eux sont devenus occupés et ne me rendent plus visite. Mais la plupart m’appellent, viennent me voir et prennent de mes nouvelles de temps en temps. » Elle en dénombre, non sans fierté, nombre de récitateurs, de prédicateurs, et de mémorisateurs du Noble Coran ; l’un d’entre eux a même décroché le deuxième prix au concours international de mémorisation du Coran organisé tous les ans en Arabie Saoudite. Le plus connu parmi ses disciples est le Sheikh Ahmad Nu`ayni` qui lui a récité le Coran et a obtenu son habilitation, au même titre que nombre d’enseignants et de Sheikhs de l’Institut des Lectionnaires à Alexandrie, qui, chaque fois qu’ils accordent une habilitation dans la mémorisation du Coran, mentionnent son nom au début de la chaîne de transmission remontant au Prophète - paix et bénédictions sur lui.

Les épouses des mémorisateurs sont jalouses de la Sheikhah !

Sheikhah Umm As-Sa`d raconte avec amusement que les épouses de certains mémorisateurs manifestèrent de la jalousie à son endroit et la crainte qu’elle leur "pique" leurs époux, tellement ceux-ci parlaient de leur Sheikhah avec fierté et respect. Ceci poussa les époux à emmener leurs femmes aux séances d’apprentissage pour s’assurer que de telles craintes étaient infondées à l’endroit d’une vieille femme aveugle !

Elle ajoute : « Par ailleurs, certains hommes hésitaient un peu à étudier auprès de moi parce que je suis une femme, d’autres s’en sont abstenus. Mais le Sheikh Muhammad Ismâ`îl, le prédicateur salafi le plus renommé d’Alexandrie, a émis une fatwâ les autorisant à cela, notamment lorsqu’il a pris connaissance de mon âge ; il a même envoyé les femmes de sa famille étudier auprès de moi. »

Les festivités du jour de la khatmah... La fête et les cadeaux

Le bonheur d’Umm As-Sa`d est à son summum le jour de la khatmah, jour où elle décerne l’habilitation à un disciple. Bien que cet événement se soit produit plus de trois cents fois, elle en garde une photo à chaque fois, la dernière habilitation en date étant celle d’une femme concernant le lectionnaire de Nâfi` selon la transmission de Qâlûn.

Le jour de la khatmah se tient un repas, ou un salon de thé avec des pâtisseries. L’auteur de la khatmah lui offre alors un présent : une jellaba, une bague, un bijou en or, chacun selon ses moyens. Le plus beau cadeau que ses élèves lui aient offert fut un voyage pour le pélerinage, le Hajj et la `Umrah, avec un séjour d’un an dans le Hijâz, tous frais payés. Ce qu’elle apprécia le plus dans ce voyage, après le Hajj et la `Umrah, fut l’opportunité qu’elle eut de réviser le Noble Coran et de délivrer des habilitations à des dizaines de mémorisateurs de divers pays musulmans dont l’Arabie Saoudite, le Pakistan, le Soudan, la Palestine, le Liban, le Tchad et l’Afghanistan. Elle éprouva un plaisir particulier à habiliter une jeune femme saoudienne à peine âgée de dix-sept ans.

Surprise : je me suis mariée, que ma Sheikhah me pardonne !

Avant de quitter la Sheikhah, elle ne manqua pas de nous surprendre. Lorsque nous l’interrogeâmes sur son disciple le plus intime, elle répondit : "Mon mari !" Il s’agit de Sheikh Muhammad Farîd Nu`mân qui, avant son décès, était le récitateur le plus connu à la radio d’Alexandrie. Il est également la première personne habilitée par Umm As-Sa`d. Elle raconte au sujet de son mariage : "Je n’ai pas pu tenir la promesse faite à ma Sheikhah Nafîsah de ne pas me marier. Il me récitait le Coran dans tous les lectionnaires. J’ai ressenti de la sympathie à son égard. Il était aveugle comme moi et avait mémorisé le Coran étant très jeune. Je lui ai enseigné pendant cinq années entières. Lorsqu’il a fini l’apprentissage des dix lectionnaires et a obtenu son habilitation, il a demandé ma main en mariage et j’ai accepté."

Leur mariage dura quarante ans durant lesquels ils n’eurent pas d’enfants. Elle commente ce fait, disant : "J’ai le sentiment que Dieu choisit toujours le bien pour moi. Avec des enfants, j’aurais probablement eu d’autres occupations et je n’aurais pu me consacrer au Coran, que j’aurais peut-être oublié."

La Sheikhah continue toujours à se dépenser tel un fleuve qui apporte généreusement les flots du Coran...

Traduit de l’arabe du site Islamonline.net.

[1] Sheikhah, féminin de Sheikh, est un titre honorifique donné aux savants et aux maîtres du savoir.

[2] L’habilitation traduit ici le terme arabe de ijâzah. Il s’agit en réalité d’un diplôme attestant qu’une personne a mémorisé et récité le Coran sans faute aucune devant un maître lui-même titulaire d’un tel diplôme. Cette attestation précise qu’untel a récité le Coran devant untel qui l’a lui-même récité devant son maître, et ainsi de suite jusqu’à remonter au Compagnon qui l’a récité devant son maître, le Prophète Muhammad, qui l’a lui-même récité devant l’Archange Gabriel qui l’a reçu directement de Dieu.


[3] As-Sa`d signifie en arabe le bonheur et la joie. "Umm As-Sa`d" désigne la femme qui apporte le bonheur.

[4] Nos lecteurs peuvent lire à ce sujet un article de Sheikh Mohammad Al-Ghazâlî dans notre bibliothèque.

Par Sajida ALLAH
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Mercredi 23 février 2005
 
 

Sawda bent Zama'a

(qu’Allah l'agrée)

Sawda était marié avec Sakrân Ibn ‘Amrou, le frère de Souhaïl. Elle se convertie à l’islam avec son mari et son frère Malik.

Plus tard, lorsque les Qoreichs commencèrent à s’enprendre aux Musulmans, le Messager de Dieu (SAW) leur ordonna de s’expatrier en Abyssinie, avec les autres Musulmans.

Après la conversion de ‘Umar Ibn Khattab et de Hamza Ibnou Abdel Moutalib (RAA), la nouvelle arriva en Abyssinie disant que les Mecquois se sont convertis à l’Islam. Les émigrés contents retournèrent à la Mecque, Sawda et son mari avec eux. Après son retour sur la terre natale, elle vit en songe que la lune tombait sur elle.

Elle raconta son rêve à son mari qui lui dit : “ Par Allah, si tu dis vrai et que ton rêve est véridique, je vais bientôt mourir et tu vas te remarier après moi ”

Quelques temps après son mari (RAA) tomba gravement malade et mourut. Sa mort fut suivi de très peu par le décès de la Mère des Croyants, Khadija (RAA).

Le Messager de Dieu (SAW) prit le deuil pour sa bien-aimé épouse et pour son Compagnon Sakrân (RAA). Il n’y avait plus personne pour s’occuper de ses filles et de son foyer. Les Compagnons, connaissant l’état dans lequel se trouvait l’Envoyé d’Allah (SWA) furent très peinés.

Après la mort de sa mère Khadija, Zineb (RAA) (la fille du Prophète) prit en charge le foyer du Messager de Dieu (SAW) et s’occupa de ses sœurs.

Sawda n’a pas eu d’enfant de son défunt mari (RAA), elle était veuve et seule. Les Compagnons, affligés, se sont adressés au Prophète (SAW) lui demandant la cause qui l’empêchait de se remarier. Parce qu’il te faut une femme afin de s’occuper de tes files Oum Keltoum et Fatima-Zahra (RAA) et de ton foyer.

Un jour, Khawla bent Hakem l’épouse de ‘Othman Ibn Mat’oum (le frère de lait de du Prophète) et amie de Sawda (elles avaient émigré ensemble en Abyssinie). Khawla (RAA) discuta avec son amie au sujet du mariage.

Sawda lui dit : “ Qui voudra bien de moi ? Vieille comme je suis, pas belle et pauvre en plus, les hommes ne doivent plus s’intéresser à ma personne. ”

Khawla lui répondit : “ Et si je te trouve un mari, te remarieras-tu avec ? ” - “ Et pourquoi pas ? ” - “ Je suis capable de te donner le meilleur des maris. ”

Khawla (RAA) se rendit chez le Prophète et lui dit : “ O Apôtre d’Allah ! Je te vois isoler comme un ermite, depuis la mort de Khadija ” Le Prophète (SAW) répondit : “ C’est vrai, elle fut la mère de mes enfants et la maîtresse de la maison, elle m’a beaucoup aidé, tant psychologiquement que matériellement. ” - “ Puis-je te soumettre quelqu’un ? ” - “ Propose toujours ! ” - “ Que penses-tu de la fille de ton meilleur ami, Aïcha ? ” - “ Elle est trop jeune, o Khawla ! Je désire une femme qui puisse s’occuper de mes filles et de mon foyer. ” - “ Fiance-toi d’abord avec elle, et laisse-la chez ses parents. ” - “ Fais ce que bon te semble, mais je désire pour l’instant une femme qui puisse s’occuper de ma famille. ” - “ Je sais ce qu’il te faut. C’est Sawda bent Zam’a, elle n’est pas toute jeune, ni belle, mais calme, vertueuse et pieuse, elle a supporté avec courage les affres des tortures des Qoreich et ceux du voyage vers l’Abyssinie. Elle n’a plus personne sur qui compter que son vieux père. ”

Elle n’a pas fini de faire ses éloges que le Prophète (SAW) donna, son accord. Sachant ce qu’a enduré Sawda (RAA) comme afflictions et ce qu’a enduré et douleurs pour sa foi. Pour la sauver de l’apostasie et de l’erreur, parce que son père était polythéiste. Ainsi, il décida de se marier avec elle.

Et lorsque Khawla (RAA) avait acquis la certitude que le Prophète d’Allah (SAW) voulait se marier avec Sawda (RAA), elle courut chez Zam’a, elle demanda la permission d’entrer, la permission accordée, elle souhaita la bonne journée au vieillard, qui lui demanda qui elle était ?

“ Je suis Khawla bent Hakim. ”

Elle discuta longtemps avec lui avant de lui annoncer la bonne nouvelle en disant :

“ Mohammad Ibn Abd Allah Ibn Abdel Moutalib dit du bien sur ta fille Sawda. ”

Il lui répondit :

“ Il est généreux et véridique, nous n’avons jamais constaté de défaut chez lui, et nous avons entendu les gens faire ses éloges ; il faut demander l’avis de Sawda, car moi, je ne vois aucun inconvénient. ”

“ Nous avons longuement discuté du sujet ensemble et elle est d’accord. ”

“ Si c’est ainsi, ramène-moi Mohammad pour le marier. ”

Le Prophète (SAW) arriva avec des présents plein les mains, accompagné de Khawla (RAA) et les membres de sa famille. Zam’a les reçut avec cordialité, ils établirent l’acte de mariage en présence des témoins. L’Envoyé d’Allah (SAW) prit Sawda avec lui et regagnèrent leur demeure. Le rêve de Sawda (RAA) est devenu réalité en étant admise dans la maison de la prophétie et devenir par la même occasion, mère des Croyants.

Lorsque la nouvelle fut parvenue à sa tribu, les Bani Abd Es-Shams, plusieurs d’entre eux se sont convertit à l’islam. Ils furent stupéfiés par les bonnes manières et l’éthique du Messager d’Allah (SAW) et sa simplicité à se marier avec une pauvre femme de leur tribu, alors qu’il était un noble descendant de la tribu la plus respectueuse et le meilleur d’entre eux.

Ainsi Sawda (RAA) vécut avec le Messager d’Allah (SAW) prenant soin de ses filles ainsi que de sa personne, au comble du bonheur.

Lorsqu’Allah donna l’ordre à Son Prophète (SAW) d’émigrer à Médine, il quitta la Mecque avec Abou Bakr (RAA). Arrivé à Médine, il commenca par construire la mosquée de Médine et des appartements pour recevoir sa famille. Il envoya Zayd Ibn Hâritha et Abou Râfi’ (RAA) chercher de la Mecque Sawda et ses fille, Fatima et Oum Kelthoum (RAA).

Sawda (RAA) était la plus veille des épouses du Messager d’Allah (SAW). Le Prophète (SAW) réservait un jour pour chacune de ses femmes et Sawda avait prit le parti d’offrir sa journée à Aïcha (RAA). Il a accepté son offre généreuse. Elle vécut en veillant sur son bonheur et à sa prospérité, en créant une ambiance sereine et paisible. Mais elle n’a pas eu d’enfant de lui.

Elle a rapporté plusieurs hadith du Prophète (SAW) qui ont été bénéfiques et appréciés par les Musulmans. Elle était très pieuse, jeûnant, n’attachant aucune importance à la vie et ses biens. Aïcha (RAA) disait d’elle : “ Elle était sage, vertueuse, modérée et très généreuse. ”

Un jour toutes les épouses du Messagers d’Allah (SAW) s’étaient assemblées autour de lui : “ O Messager d’Allah ! Quelle est parmi nous, la première à mourir après toi ? Il a répondu : “ Celle parmi vous, qui possède de longs bras. ” Nous l’avons cru et nous nous sommes mises à mesurer la longueur de nos bras. C’était Sawda qui l’avait emporté dur nous toutes. L’apôtre d’Allah (SAW) mourut et quelque temps après suivi de Sawda.

Sawda était d’une générosité exemplaire, elle donnait en aumône tout ce qu’elle avait aux pauvres et aux nécessiteux. On a fini par comprendre ce qu’il voulait dire par : de longs bras. C’était en fait l’aumône. ”

Après la mort du Prophète (SAW), elle a davantage pris soin de la demeure du Messager (SAW). Elle avait promis de ne plus accomplir de Pèlerinage sans le Prophète (SAW).

Sawda vécut encore sous le califat de Abou Bakr et de ‘Umar Ibn Al-Khatab(RAA). Elle mourut dans la clémence et la miséricorde d’Allah en l’an 54 de l’Hégire comme l’a appuyé Al Waqidy et fut enterrée dans le cimetière d’El Baqi à Médine.

- Qu’Allah soit satisfait d’elle -

An-nisa
 
 
Par Sajida ALLAH
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Mercredi 23 février 2005
 
 
 
Oum Habiba Ramla Bint Abu Sufyan

(qu’Allah les agrées)



Oum Habiba Ramla Bint Abu Sufyan (rara) s’est mariée avec le Prophète (saw), en l’An 1 de l’Hégire, bien qu’elle n’est pas réellement vécue avec lui (saw) à Médine jusqu’à l’An 7 de l’Hégire, quand le Prophète (saw) eut 60 ans et qu’elle en avait 35. Oum Habiba était la fille d’Abou Sufyan, qui pour majeure partie de sa vie fut l’un des ennemis révolus du Prophète (saw) durant la plupart des plus grandes victoires s’opposant aux Musulmans, et il mena les armées mécréantes contre les Musulmans dans les principales batailles, comme la bataille de Badr, Uhud et Al-Khandaq. En effet, ce fut ainsi jusqu’à la Conquête de la Mecque, où le Prophète (saw) lui pardonna, Abu Sufyan (rar) embrassa ainsi l’islam et commença à combattre avec les Musulmans au lieu de les combattre.

Oum Habiba (Radhia Allah Anhou) et son premier mari, Ubaydullah IBN JAHSH, frère de Zaynab BINT JAHSH, furent parmi l’une des premières personnes à embrasser l’islam à la Mecque, et ils furent l’un des premiers qui immigrèrent en Abyssinie afin de trouver refuge. Cependant, une fois en Abyssinie, Ubaydullah abandonna l’Islam et se convertit au Christianisme. Il essaya de convertir aussi sa sœur (Zaynab BINT JAHSH), mais elle refusa. Cela mis alors Oum Habiba (rara) dans une situation difficile, depuis qu’il fut révélé qu’une Musulmane ne pouvait se marier qu’avec un Musulman. Elle ne put vivre ainsi avec son mari, et une fois divorcée, elle ne put non plus retourner vers son père, qui était encore occupé à combattre les Musulmans. Elle dût alors restée avec sa sœur en Abyssinie, vivant dans l’isolation et la simplicité attendant de voir ce qu’Allah (swt) avait décrété pour elle.

Un jour, alors qu’Oum Habiba (rara) était assise dans sa chambre, isolée, une étrangère dans un pays étranger loin de sa maison, un domestique frappa à la porte et lui dit qu’il était envoyé par le Négus qui avait un message pour elle. Le message provenait du Prophète Muhammad (saw) qui la demandait en mariage, et que si elle acceptait cette proposition, alors la cérémonie pourrait se dérouler en Abyssinie, bien qu’elle n’était pas au même endroit que le Prophète (saw). Naturellement, Oum Habiba (rara) fut enthousiasmée et elle accepta immédiatement. « Allah t’a donné de bonnes nouvelles ! Allah t’a donné de bonnes nouvelles ! » cria-t-elle , elle prit le si peu de bijoux qu’elle possédait et les donna à une souriante petit fille. Elle lui demanda de répéter le message trois fois jusqu'à ce qu’elle fut capable d’en croire ses oreilles.

Peu après, tous les Musulmans (Mouhajiroun) qui avaient émigrés en Abyssinie furent convoquer au Palais du Négus pour être témoin de la simple cérémonie de mariage dans lequel Khalid IBN SA’ID IBN AL-AS (rar), agit en nom du Prophète (saw) et en tant que tuteur d’Oum Habiba (rara). A la fin de la cérémonie, le Négus s’adressa à l’assemblée avec ces mots :
« Je prie Allah (swt) , Le Saint, et je déclare qu’Il n’y a de Dieu que Dieu et que Mohammed est Son esclave et Son messager et qu’Il donna la bonne nouvelle à Issa Ibn Maryam (saw) »
« Le Messager d’Allah (saw) demandé de conclure le contrat de mariage entre lui (saw) et Oum Habiba (RAA), la fille d’Abou Sufyan. J’accepte de faire ce qu’il a conclut, et à son représentant je donne pour Oum Habiba (rara) une dot de 400 dinars ».
Le Négus remit le montant à khalid IBN SA’ID qui se leva et dit :
« Tous les prières vont à Allah (saw). Je le prie et lui demande Son aide et Son pardon et je retourne à Lui plein de repentance. Je suis témoin que Muhammad est Son envoyé et Son messager par lequel il a été envoyé avec la religion de la guidance et de la vérité qui prédomine sur toutes les religions, bien que ceux qui la combatte déteste cette idée. J’accepte d’agir en son nom et en tant que tuteur d’Oum Habiba (rara), fille d’Abou Sufyan. Qu'Allah (swt)accorde sa bénédiction à Son Messager et à sa femme. Félicitation à Oum Habiba pour la bonté qu’Allah (SWT) Lui a accordé ».
Khalid (rar) remis la dot à Oum Habiba (RAA). Bien qu’elle ne put cependant pas retourner en Arabie immédiatement, le Prophète (SAWS) subvint à partir de se jour et tous le temps qu’ils furent mariés, à ses besoins. Les Musulmans qui avaient assisté au mariage s’apprêtaient à partir, lorsque le Négus leur dit : « Asseyez-vous, selon la pratique du Prophète qui est de servir à manger lors des mariages ». Les gens se rassirent pour manger et célébrer cette heureuse occasion. Oum Habiba (rara) ne réalisait toujours pas sa chance, et plus tard elle décrira comment elle s’impatientait de faire partager sa joie, elle dit : « Lorsque je reçus l’argent de ma dote, j’envoya 50 mithqals d’or à la jeune servante qui m’apporta la bonne nouvelle du Prophète (SAWS), et je luis dis « Je te donne tout ce que je possédais lorsque que tu m’apporta la nouvelle parce qu’avant je n’avait pas d’argent du tout ».
« Juste après, elle vint me voie et me redonna l’or. Elle rapporta aussi une boîte qui contenait un collier que je lui avais donné, elle dit : « Le Négus m’a appris à ne rien recevoir de toi, et il a ordonné à sa femme de ménage de se présenter à toi avec un cadeau parfumé ».
«Le jour suivant, elle m’apporta des ambres gris, du saffran et de l’huile d’aloès et dis : « J’ai une faveur à te demander » »
« « Qu’est-ce ? » demandai-je »
« J’ai embrassé l’Islam, répondit-elle, et maintenant je suis la religion de Muhammad (saw). Transmet lui mes salutations et fais lui savoir que je crois en Allah (swt) et Son Prophète (saw) . S’il te plait, n’oublie pas ! »
6 ans après, an 7 de l’hijra, quand les Musulmans qui avaient émigrés en Abyssinie purent enfin retourner en Arabie, Oum Habiba (rara) se rendit à Médine et là bas, le Prophète (saw) , qui revenais victorieux de la bataille de Khaybar, l’acceuilla chaleureusement. Oum Habiba (rara) se souvint :
« Lorsque je rencontra le Prophète (saw), je lui parla des dispositions que je pris pour le mariage, et de la relation que j’entretenais avec la jeune servante. Je lui dis qu’elle devint une Musulmane et lui transmis ses salutations. Il fut rempli de joie à cette nouvelle et dis :
- Wa alaykoum salam wa rahmatullahi wa barakatouh ( Et sur elle la paix et la miséricorde de Dieu )»
La force de caractère d’Oum Habiba(rara) peut être “mesurée” par ce qui se passa rapidement avant la conquête de la Mecque. Son père, Abou Sufyan, vint à Médine après que les Qu’raysh rompirent du traité d’Hudaybia, de façon à essayer et de renégocier un nouvel accord avec le Prophète (saw) et les Musulmans. Il vint d’abord voir Oum Habiba (rara) dans sa chambre, elle était assise sur la couverture sur laquelle elle dormait avec le Prophète (saw), quand Oum Habiba (rara), alors qu’elle n’avait pas vu son père depuis 6 ans, lui demanda de ne pas s’asseoir dessus et l’enveloppa rapidement et la rangea.

« Suis-je trop bon pour ce lit, ou ce lit est-il trop bon pour moi? demanda t-il,
- Comment l’ennemi de l’Islam pourrait-il s’asseoir sur le lit du saint prophète (saw)? répondit-elle. »
Ce fut seulement après qu’Abou Sufyan embrassa l’Islam, après la conquête de la Mecque, et il devint l’ennemi des ennemis de l’Islam, Oum Habiba (rara) recommença à l’aimer comme son père. Quand elle reçue la nouvelle que son père et son frère Mu’awiya, qui plus tard devint Calife des Musulmans, avaient embrassés l’Islam, elle tomba en prosternation devant Allah (swt) pleins de gratitude. Oum Habiba (rara) passa 4 ans de sa vie auprès du Prophète Muhammad (saw) et vécu encore 33 ans après sa mort, elle mourut à l’âge de 72 ans, en l’an 44 de l’hijra.


Comme la plupart des femmes du Prophète (saw), Umm Habiba (rara) passait la plupart de son temps dans le souvenir de Dieu (swt) et s’attelait pour Lui. Elle se souvint qu’une fois le Prophète (saw) lui dit : « Une maison sera construite avec un jardin pour chaque personne qui aura passé un jour et une nuit, à prier 12 Raka’as surérogatoire », elle ajouta : « Je ne cessa de le faire depuis ce jour »

An-nisa
 
 
Par Sajida ALLAH
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Mercredi 23 février 2005
Zineb bent Mouhammed (saw)
 
 (qu’Allah l'agrée)

Source: "Les femmes et filles du Prophète, condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja. Traduction: Dr Hébri Bousserouel
 

Zeineb (Que Dieu soit satisfait d’elle) est la fille aînée du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) et de Khadija (que Dieu l’agrée). Sa naissance précéda de dix ans, la révélation divine faite à son père (salut et bénédiction sur lui). Ella a épousé Aba El Aâs fils de Rabii qui était du nombre des plus grands commerçants.

Aba El Aâs et Zeineb eurent deux heureux événements, en premier lieu la naissance d’une fille dénommée Oumama et plus tard, un garçon prénommé Ali. Ces circonstances ont eu lieu juste avant l’Hégire du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui).

Les premiers à croire à sa mission et à rallier l’Islam furent sa femme Khadija, Zeineb et ses soeurs, Ali fils de Abi Talib ainsi que Zaïd, fils de Harith (que Dieu les agrée), qui faisait partie de la famille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui). Ce fut la première famille islamique.

De retour de sa tournée commerciale, Aba El Aâs fut mis au courant de la propagation de l’Islam à la Mecque, de l’appel à l’unicité et l’adoration d’un Dieu unique. Zeinab exhortait son époux à se rallier à sa foi. Hélas, il déclina l’offre, argumentant sur le fait que l’on dise, qu’il a soi-disant abandonné la religion de ses aïeux pour l’Islam, et tout cela à cause de sa femme (que Dieu l’agrée).

Les Qoreichites décrétèrent la relégation de toute la famille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), de ses proches parents et de ses adeptes, qui emménagèrent dans les ravins, aux abords de la Mecque, et cela, pendant une période de trois ans. La Mort de Khadija (que Dieu l’agrée) survenue à cette époque, suivi de celle d’Abou Talib, oncle du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) qui lui aurait accordé un grand soutien bien qu’il n’était pas converti, il l’aurait protégé du mal que les Qoreichites essayaient de lui faire. Cette année fut désignée l’année du deuil.

Sur ordre du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), les fidèles finirent par quitter la Mecque, suivi plus tard par le prophète Muhammad et son fidèle compagnon Abou Bakr (que Dieu l’agrée). Zeineb demeura à la Mecque recluse en compagnie de ses enfants.

Lors de la bataille de Badr, les Musulmans étaient approximativement trois cents, alors que les Qoreïchites furent un millier. Pourtant, les musulmans remportèrent la victoire avec l’aide du Tout Puissant. Rentrant victorieux à Médine avec un butin et de nombreux prisonniers de guerre, parmi lesquels se trouvait Aba El Aâs.

Les Musulmans avaient exigé une rançon contre la liberté des captifs. A la Mecque, les Qoreïchites se rendirent chez les parents des détenus, afin de réunir la rançon réclamée. Ils se rendirent chez Zeineb (que Dieu l’agrée) lui réclamant le prix de la rançon contre la liberté de son mari. Elle ne possédait que la précieuse parure héritée de sa mère (que Dieu l’agrée). Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) l’ayant reconnue, il pleura et expliqua aux musulmans les faits, leur demandant avec leur approbation la liberté d’Aba El Aâs. Le Prophète Muhammad (salut et bénédiction sur lui) demanda à Aba El Aâs d’être seul avec lui; une fois en tête à tête, il lui dit: "L’Islam vous sépare, ta femme et toi, elle n’est plus licite pour toi, ni toi pour elle, toi polythéiste et elle musulmane. Je te demande de bien vouloir me l’envoyer" ; il accepta la sollicitation.

L’inclination de Zeineb (que Dieu l’agrée) pour l’Islam fut plus forte que toute chose. Enceinte, elle s’apprêta à émigrer, les préparations terminées, elle se mit en route en plein jour et devant les Qoreichites, accompagnée seulement par le frère de son conjoint. La nouvelle de son exode est parvenue aux oreilles des ennemis de l’Islam, et la blessure de la défaite était encore béante chez eux, et l’auteur n’était autre que son père (salut et bénédiction sur lui), il fallait se venger, ils envoyèrent quelques hommes, avec à leur tête Abou Soufyan pour les intercepter. Ils finirent par les rejoindre hors de la Mecque, l’un d’eux jeta Zeineb (que Dieu l’agrée) à terre de sa monture sans ménagement. Heurtant un rocher, elle se mit à saigner abondamment perdant le fœtus et faillit mourir. Grand archer, son beau frère s’était mis en position l’arc à la main, la défendant contre quiconque voulait s’approcher d’elle. A cet instant précis, Abou Soufyan s’était interposé pour le calmer. Le frère d’Aba El Aâs se calma et rengaina ses flèches. Il fit demi-tour avec sa belle sœur à la Mecque où elle fut soignée. Une fois ses forces revenues, elle quitta la Mecque avec son beau frère. Arrivée à Médine, elle fut accueillie par le Prophète (salut et bénédiction sur lui) et les Musulmans, ce fut une des réceptions les plus chaleureuses.

C’est en l’an sept (07) de l’Hégire, qu’Aba El Aâs quitta la Mecque pour Médine. Arrivé, il s’introduisit dans la mosquée du Prophète (salut et bénédiction sur lui), et là, devant les Musulmans, prononça la formule de foi. Les Croyants, glorifiant et louant Dieu, furent réjouis de sa conversion à l’Islam. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) l’invita chez lui, appela sa fille Zeineb (que Dieu l’agrée), les réunit de nouveau. Les parfaits et loyaux époux reprirent conjointement une vie heureuse avec leurs enfants Oumama et Ali, adorant Dieu.

Une année s’écoula après leurs retrouvailles, Zeineb (que Dieu l’agrée) décéda, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) porta son deuil, ainsi qu’Aba El Aâs. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) l’enveloppa dans un de ses voiles. Lors de son enterrement, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) était descendu dans sa sépulture, attristé de sa perte, invoquant Dieu, afin de la soulager de l’étroitesse du tombeau.
 
 
Par Sajida ALLAH
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